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Croisade contre l’insécurité routière. La place des fêtes de la chefferie supérieure Badenkop a accueilli, ce lundi 4 mai 2026, la clôture de la 5e édition du programme de formation de la Fondation FONGANG.

Au total, 129 jeunes transporteurs ont reçu leur permis de conduire de catégorie A. Une étape décisive pour la sécurité et la légalité du transport urbain dans le département.

Par Charlène Sorelle TEUSSOP

L’esplanade de Badenkop présentait un visage particulier ce lundi. 129 mototaximen issus des arrondissements de Batié, Baham, Bangou et Badenkop, y ont officiellement régularisé leur situation administrative.

En recevant leur précieux sésame, ces conducteurs abandonnent les sentiers battus de l’insécurité routière. Ceci pour une pratique professionnelle reconnue.

Une réponse concrète à l’insécurité routière

L’Honorable Bernard Fongang, Professeur-Ingénieur et entrepreneur social, a conçu ce programme intitulé « Campagne de Sensibilisation et de Formation en Bonne Conduite des Transporteurs par moto ».

Il s’agit d’une réponse urgente de santé publique.

Selon le président de la Fondation, les statistiques initiales révélaient qu’environ 80 % des accidents de la circulation dans la région, impliquaient des conducteurs dépourvus de permis de conduire.

« Former, c’est sauver », insiste l’Honorable Bernard Fongang lors de son allocution. En cinq éditions, son organisation a déjà permis 1000jeun de la région de l’Ouest de sortir de l’illégalité, y compris de jeunes femmes.

Un apprentissage théorique et pratique

Cette initiative repose sur un processus de formation rigoureux de huit semaines. Les bénéficiaires ont suivi un programme intensif articulé autour de trois piliers :

La maîtrise technique : étude approfondie du code de la route et maniement de l’engin ;

Le civisme : éducation citoyenne et courtoisie routière ;

L’autonomie : notions de gestion financière pour mieux structurer leur activité.

Pour Nzeuga Magloire, 24 ans, l’obtention de ce permis transforme son quotidien : « Sans permis, je travaillais avec la peur. Aujourd’hui, la Fondation me rend ma dignité. Je peux désormais subvenir aux besoins de ma famille sans craindre les contrôles de police. »

Grâce Hamike Manesan, également bénéficiaire, appuie cette vision : « Ce programme arrive à point nommé dans un contexte où le taux d’accidents inquiète chaque jour un peu plus. Cette formation nous outille efficacement face aux dangers de la route. »

Grâce Hamike Manesan, heureuse bénéficiaire

Un appui institutionnel salué

La cérémonie, placée sous le parrainage du Préfet des Hauts-Plateaux, a mobilisé les autorités administratives, municipales et traditionnelles.

Le Maire de Bangou, Paul Sikapen, a salué une action citoyenne qui « professionnalise un secteur vital pour l’économie locale ».

L’autorité municipale considère d’ailleurs que L’Honorable Fongang fait désormais partie du Panthéon des bâtisseurs dans les Hauts-plateaux de l’Ouest.

Le Sous-Préfet de Bangou, représentant l’État pour la circonstance, a loué « l’engagement patriotique » de l’Honorable Fongang.

Il a souligné que cette initiative privée soutient directement les missions régaliennes de l’État en matière de sécurité publique.

Vers une diversification des actions sociales

Outre le permis de conduire, les lauréats ont reçu des kits de professionnalisation comprenant des casques homologués.

Une parade motorisée sur l’axe principal de Badenkop a clôturé la journée, symbolisant le nouveau statut de ces conducteurs.

Avec le succès de cette 5e édition, la Fondation FONGANG s’affirme comme un acteur majeur du développement dans l’Ouest Cameroun.

L’Honorable Bernard Fongang a d’ailleurs annoncé l’extension de ses activités sociales pour les mois à venir.

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Avec la rétrocession de nouvelles salles de classe à l’État et l’organisation de journées dédiées à l’excellence scolaire. Aussi, la croisade contre l’insécurité routière est loin d’être terminée pour le pitchi-pitchi des jeunes.


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