Joie et allégresse. En ce dimanche 5 avril 2026, la communauté chrétienne de la paroisse Saint Jean Paul de Banengo est en liesse.
Située, dans le 1er arrondissement de Bafoussam, elle a vibré au rythme de la fête de Pâques.
La solennité était marquée par une affluence record d’enfants de Dieu.
Les cris de victoire sur la mort, retentissent. De nouveaux baptisés à l’honneur et le message d’espérance lancé à toute l’assistance.
Par Sorelle TEUSSOP
Joie et allégresse. L’enceinte de la paroisse Saint Jean-Paul II de Banengo affichait complet dès les premières lueurs de la matinée.
Pour les fidèles de l’Ouest Cameroun, ce dimanche de Pâques n’est pas qu’une simple date au calendrier liturgique ; c’est le « sommet de la foi », l’aboutissement d’un long chemin de carême et le triomphe de la vie.
A lire aussi :Dschang : L’Ascension de la Falaise Foreke signe son grand retour pour une 4ème édition sous le signe de la résilience
Une victoire sur la mort et le péché
Dès l’entame de son homélie, l’abbé Alphonse Le Grand Sandjong, curé de la paroisse et célébrant du jour, rappelle l’essence de cette fête : « La Pâques est la plus grande fête chrétienne. Elle représente la renaissance de Jésus-Christ parmi nous et l’ablation de toutes formes de péchés. »

Pour les fidèles interrogés sur le parvis, cette célébration est vécue comme une libération personnelle. « Nous sortons de cette fête avec une joie immense. La mort est vaincue, le Christ est vivant, et cela nous invite à une nouvelle manière de vivre », confie un paroissien, le visage rayonnant.

Neuf nouveaux nés à la vie chrétienne
Le moment fort de la célébration a été sans conteste le baptême de neuf enfants. Ainsi, sous les regards émus des parents, parrains et marraines, ces « nouvelles brebis » ont reçu le sacrement de l’eau.
Il s’agit en fait, d’un Rituel d’une importance au sein de l’église, marquant l’entrée officielle dans la communauté.

Selon Carine, l’une des mamans présentes, cet acte est un engagement à long terme : « Ce qui m’a motivée à baptiser l’enfant, c’est pour qu’il reçoive le sacrement et grandisse dans l’Église, dans la parole de Dieu. Le prêtre nous a exhortés à veiller à ce que ce travail de transmission soit fait, et nous allons nous y engager pleinement. »
Un appel à la droiture et à la paix
Davantage, au-delà de la dimension spirituelle, l’abbé Sandjong insiste sur un message social et moral pour ses paroissiens.
Plus encore, dans un contexte national marqué par divers défis. C’est dans cet élan que le prélat souligne que la résurrection devrait se vivre dans les actes du quotidien.
« Ressusciter avec le Christ, c’est aimer son frère, être juste, dire la vérité et éviter la tricherie, la fraude et les jongleries », a-t-il martelé avec force.
De même, la vie chrétienne doit être synonyme de droiture et de recherche permanente de l’unité et de la paix.
Dans l’attente du Saint-Père
Cette Pâques 2026 revêt une saveur toute particulière à Bafoussam. L’ombre bienveillante de la visite annoncée du Pape Léon XIV plane sur les cœurs.
L’abbé Sandjong n’a pas manqué en outre, de lier la joie de la résurrection à cette attente historique : « Nous célébrons cette Pâques dans l’espérance de l’arrivée du Saint-Père. Qu’il vienne affermir notre foi et apporter des grâces à notre pays qui traverse des périodes de crises aiguës. »
Enfin, après cette communion avec le Seigneur, les fidèles de cette paroisse, sont rentrés en fredonnant les chants de joie.
De fait, à Bafoussam, Pâques n’aura pas été qu’une célébration religieuse. Mais un véritable souffle d’espoir pour une communauté en quête de renouveau moral et social. C’était dans la joie et l’allégresse.

