Protection des droits de l’enfant, plus qu’ un impératif . Il est né d’une concertation de deux jours réunissant les 9 neuf centres des droits de l’enfant crées sur toute l’étendue du triangle national. C’était au sein de l’université de Dschang au Cameroun.
Le cri du cœur de la recherche
« En Afrique, l’enfant est un trésor. Alors pourquoi, quand nous en avons un, doit-il souffrir ? ». Cette interrogation, lancée par la Professeure Marie-Thérèse Mengue, première présidente de ce nouveau Réseau, résume l’urgence de l’initiative. Face à la recrudescence des violences, des abus et des infanticides, l’université camerounaise a décidé de quitter sa « tour d’ivoire » pour devenir un acteur de terrain.
Sous la houlette de la Pr Mengue (UCAC), ce réseau regroupe neuf centres universitaires du pays. L’objectif est double :
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Transformer la recherche scientifique en un plaidoyer rigoureux pour influencer les politiques publiques.
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Créer un cadre de protection durable à travers une Charte officielle et un bureau exécutif élu par acclamation.

Dschang : Le berceau d’une ambition continentale
L’Université de Dschang, institution pionnière dans ce projet, a réitéré son engagement total. Pour son Vice-Recteur, le Pr Raymond Bernard Guimdo, cette rencontre était non seulement nécessaire mais opportune au regard du contexte actuel. « L’enfant est l’élément central du maintien et de la survie de la société. Vous pouvez compter sur nous », a-t-il affirmé, soulignant que ce réseau permettra d’être plus vigilant sur ce qui se passe dans les familles, les villages et les quartiers.
Un modèle pour l’Afrique salué par l’UNICEF
La portée de cette initiative dépasse les frontières du triangle national. L’UNICEF, partenaire stratégique du projet, voit dans le modèle camerounais une source d’inspiration majeure pour le reste du continent.
Selon le représentant de l’organisme onusien, le Cameroun fait figure de pionnier. En enseignant les valeurs du respect des droits de l’enfant au sein même des universités, le pays prépare ses futurs cadres (les étudiants) à devenir les gardiens de cette dignité humaine.
« Quand la rigueur académique s’allie à l’engagement humanitaire, c’est l’avenir même de l’Afrique que l’on sécurise. »
Alors que ce réseau commence à implémenter ses plans d’action, le message est clair : Protection des droits de l’enfant, plus qu’ un impératif, ce n’est plus une affaire de complaisance mais c’est désormais une discipline scientifique et une priorité stratégique nationale.
Par la Rédaction | Le Déclic de l’Info
