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Le Declic de l'info

Journaliste, plus en danger. Le bilan tombe comme un couperet. L’année 2025 marque un record tragique pour la liberté de la presse. Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), 86 reporters ont péri sous les feux de l’armée israélienne sur un total de 129 décès mondiaux.

Par la Rédaction — Le Déclic de l’Info

Une hécatombe sans précédent

Le rapport du CPJ, publié ce 25 février, dresse un constat glaçant. Israël devient l’État dont l’armée a tué le plus grand nombre de journalistes depuis 1992.

L’écrasante majorité des victimes travaillait à Gaza. Ces reporters palestiniens payent le prix fort. Avec 129 morts au total, l’année 2025 s’inscrit comme la deuxième année la plus meurtrière en trois décennies. Elle suit de près une année 2024 déjà dévastatrice pour la profession.

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Une méthodologie de fer

Face à l’ampleur de ces chiffres, l’ONG américaine mise sur la rigueur. Elle ne laisse aucune place au doute. Pour chaque victime, les chercheurs exigent trois garanties :

  • La confirmation par deux sources crédibles.

  • La preuve du statut de journaliste professionnel.

  • Le lien direct entre le décès et l’exercice du métier.

Ce processus de vérification dure parfois plusieurs mois. Il permet d’isoler les assassinats ciblés des simples accidents collatéraux.

Journaliste, plus en danger.

L’ombre menaçante des drones

Parallèlement à ces chiffres, une nouvelle menace émerge : le drone militaire. Ces appareils identifient visuellement leurs cibles avant de frapper. En 2025, ils sont impliqués dans 33 assassinats de journalistes.

Cette technologie change la donne sur le terrain. L’usage de petits drones pour viser des civils a bondi de 4 000 % en quatre ans. Les reporters deviennent des cibles faciles pour ces « tueurs silencieux ».

Un conflit qui s’étend

Pourtant, le bilan pourrait être encore plus lourd. La plateforme Stop Murdering Journalists avance, elle, le chiffre de 102 victimes imputables à Israël en 2025. Les frappes touchent désormais plusieurs pays :

  • Gaza : 87 journalistes tués.

  • Yémen : 11 victimes en septembre.

  • Iran : 3 journalistes morts en juin.

  • Liban : l’assassinat d’Ahmed Farhat en février.

Au total, cette organisation dénombre 349 professionnels des médias tués par les forces israéliennes depuis le début de l’escalade régionale.

Rappel juridique : Le droit international humanitaire protège les journalistes en zone de guerre. Toute attaque délibérée contre eux constitue un crime de guerre.

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