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Le Declic de l'info

Le sel est toujours en rupture. ​Une crise, silencieuse mais critique, qui frappe le panier de la ménagère : le sel se fait toujours rare. Entre flambée des prix et rayons vides, les populations de la région de l’Ouest ne savent plus à quel saint se vouer. Enquête avec la Rédaction 

Les ménages en difficulté

​Dans les marchés de Bafoussam et des localités environnantes, le constat est amer.

Le sel, ingrédient autrefois banalisé, est en effet devenu une denrée de luxe. Pour beaucoup, la surprise est totale.

« Je n’avais pas connaissance du problème », confie une habitante. Dans la même vaine, elle ajoute que :« C’est vous qui m’informez comme ça ! Heureusement, le sel que j’avais acheté n’était pas encore fini… je n’aurai pas de problème de rupture jusqu’aux grandes vacances. »

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​Si certains ont pu anticiper grâce à des stocks résiduels, la majorité des consommateurs subit de plein fouet l’explosion des tarifs.

​Des prix qui s’envolent : +60% en quelques semaines

​La loi de l’offre et de la demande dicte sa loi implacable. Ainsi, en l’espace de peu de temps, le prix du kilogramme de sel a connu une hausse vertigineuse, passant de 300 FCFA à 500 FCFA.

​« Le kilo  coûte 500Francs ! Alors que c’était 300 ! Je suis dépassée maman ! », s’exclame une cliente désemparée sur le marché.

https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://www.cameroon-tribune.cm/articles/10861/fr/approvisionnement-en-sel-brut-50-000-tonnes&ved=2ahUKEwi5xbuC1uCSAxUBU0EAHVypIjAQFnoECF0QAQ&usg=AOvVaw3KIpzt7IzO1hQAI8Z_Wisq

​Face à cette inflation, une stratégie de survie émerge : l’achat en gros. « Au marché, il est conseillé parfois l’achat en gros. C’est un énorme avantage dans de pareilles circonstances »,souligne une autre interlocutrice, déplorant que le produit ne soit désormais disponible que « par endroits ».

​Vers une rupture totale de stock ?

​Sur le terrain, la rareté du produit alimente les débats. Dans le même temps, l’anxiété se généralise.

D’autant plus que, les sacs de sel se font rares, et les prix pratiqués par les grossistes frôlent l’indécence.

​« Un sac de sel coûte près de 5 000 FCFA actuellement ! »,rapporte un témoin.« J’ai même supplié pour en avoir à 6 000, et dans d’autres endroits, on le vend à 7 000 ! »

Plus dur, les promesses de ravitaillement tardent à se concrétiser.

​« Ils ont annoncé qu’ils devaient ravitailler, non ? Ça fait même pas une semaine… On nous dit que c’est en rupture », s’inquiète un usager, constatant que même le « petit sel » est devenu introuvable.

 

​Un impact social profond

​Au-delà de la cuisine, c’est toute l’économie locale qui est touchée.

​La situation actuelle soulève particulièrement à l’Ouest des questions cruciales sur la gestion des stocks nationaux et la spéculation qui entoure les produits de première nécessité.

En attendant un retour à la normale, le sel reste, pour les habitants de la région, un trésor aussi précieux que rare.

Plus d’un mois que la situation dure, le ministère du commerce a annoncé un approvisionnement en quantité de ce précieux ingrédient.

Une information relayée par http://Cameroun Tribune. C’était en mi janvier dernier.

Cependant jusqu’ici, le sel est toujours en rupture. Et face à cette situation, la league des consommateurs, n’a pas encore réagi. Les familles nourrissent l’espoir que tout rentre dans l’ordre dans un bref délai.

​La rédaction 

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